Herbe aux écus, Monnaie du Pape, Herbes aux lunettes, Passe-satin, Bulbonac, Médaille de Judas,  Médaillon, Satin blanc… On la cultive dans les jardins moins pour l’élégance de ses fleurs purpurines, disposées en bouquet au sommet de la tige, que pour l’effet brillant de ses fruits de forme arrondie qui leurs succèdent. En effet, la Lunaire doit son nom à ses capsules nacrées qui offrent à la vue des disques d’un blanc argenté très luisant, semblables à des pièces de monnaie ou à la lune quand elle est dans son plein. Autrefois, ses feuilles au goût âcre et amer étaient vantées en médecine pour leurs propriétés apéritives, diurétiques, antiscorbutiques et antiépileptiques et sa racine bulbeuse connue sous le nom de Bulbonac se mangeait en salade. En magie, elle repousse les créatures de la nuit qui envahissent les campagnes et les apparitions fantomatiques planant au-dessus des eaux troubles entre le coucher du soleil et le lever du jour. Aujourd’hui, la Lunaire est tombée dans l’oubli. Cependant, cette plante qui conserve toute sa beauté après sa mort sert d’ornement et compose des bouquets chatoyants et délicats évoquant la lune dans tout son éclat !

Lunaria annuaMånviol, Lunaria annua L. (modified), entre 1917 et 1926, «Images de North Flora» Stockholm par Carl Axel Magnus Lindman.


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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