06 janvier 2014

Philomèle et Progné par Jean de la Fontaine

Autrefois Progné l’hirondelle De sa demeure s’écarta, Et loin des villes s’emporta Dans un bois où chantait la pauvre Philomèle. Ma sœur, lui dit Progné, comment vous portez-vous ? Voici tantôt mille ans que l’on ne vous a vue : Je ne me souviens point que vous soyez venue, Depuis le temps de Thrace, habiter parmi nous. Dites-moi, que pensez-vous faire ? Ne quitterez-vous point ce séjour solitaire ? Ah ! reprit Philomèle, en est-il de plus doux ? Progné lui repartit : Eh quoi ? Cette musique, Pour ne chanter qu’aux animaux, Tout au... [Lire la suite]