On se délivre de l'enchifrènement en baisant les narines d'un mulet. On adoucit les douleurs de la luette et du gosier, à l'aide de crottes d'agneaux qui n'ont point encore brouté l'herbe : elles doivent avoir séché à l'ombre. La luette se trouve bien aussi de l'emploi de la bave de limace, percée préalablement d'une aiguille, puis suspendue à la fumée. On use encore de cendre d'hirondelle dans du miel. Le mal de gorge cède aussi à ce remède, ainsi qu'aux gargarismes faits avec du lait de brebis. On se gargarise de même avec des cloportes broyés, ou de la fiente de pigeon dans du vin cuit ; quelquefois on applique extérieurement des figues sèches et du nitre, remède utile aussi contre les âcretés de la gorge et les rhumes. On emploie aussi des limaçons, mais cuits sans être lavés ; il suffit d'en ôter la terre : on les fait prendre dans du vin cuit. On a vanté quelquefois ceux d'Astypalée, et leur savon comme les plus efficaces. On adoucit encore le mal de gorge en se frottant les amygdales avec un grillon écrasé, ou en les faisant toucher par quelqu'un qui en aura écrasé dans ses mains !

Histoire naturelle de Pline

Illustration from the Nuremberg Chronicle - 1493Illustration from the Nuremberg Chronicle, 1493.

zimzimcarillon ne recommande évidemment pas de tester ni les méthodes
ni les recettes de ce texte. A vos risques et périls !