Ce volatile rusé et paresseux évoque la fainéantise parce qu’il ne veut pas couver ses œufs. En effet, cet oiseau farouche et solitaire dont le nom exprime le cri, a des mœurs parasitaires. Le Coucou ne fait point de nid comme les autres, il trouve plus commode de confier ses œufs et l’éducation de ses petits aux soins des autres oiseaux, en particulier des passereaux tels que le rouge-gorge, la fauvette, l’alouette, les ramiers et les verdiers. Il gobe un œuf dans le nid parasité, avant d'y pondre le sien. Puis, perché dans le voisinage, il surveille le couple à qui il a fait son singulier cadeau pour voir l’accueil qu’il lui est réservé. Si l’œuf est rejeté, le coucou le reprend pour le porter ailleurs. L’appétit de l’oisillon est vorace et il épuise sa nourrice qui peine à le rassasier. Aussi, les petits oiseaux l’ont en horreur car il ressemble à un oiseau de proie ! Cependant, bien des merveilles sont racontées sur cet habitant des bois et des forêts. On prétend qu’il arrive chez nous au printemps en voyageant de nuit sur les épaules du milan qui lui sert de monture. A la fin de l’été, il se métamorphose en faucon ou en épervier pour passer l’hiver et redevenir Coucou à la belle saison. On lui accorde aussi le don de prédiction. Les jeunes filles le consultent pour savoir quand elles se marieront ; le nombre de cris qu’il pousse leur indique combien d’années elles ont à attendre. Mais quand il chante trop longtemps c’est qu’il est posé sur une branche magique, sa prédiction n’a alors plus aucune valeur. Si l’on entend son premier chant au printemps, il donne de l’argent. Chez certains il annonce le temps, chez d’autres il est de mauvais augure quand il chante la nuit ou dans la forêt encore dépouillée de ses feuilles. Chez d'autres encore, il est un signe de bonheur quand on entend son premier chant dans les bois verdoyants. Ne pas entendre son cri monotone de tout le printemps présage la mort, le deuil et la tristesse. En magie, un Coucou enveloppé dans une peau de lièvre provoque le sommeil. Les filles placent dans leur bain la branche sur laquelle il a chanté afin d’être aimées. Il y a bien longtemps, il était l’emblème de la déesse Héra, sœur de Zeus que ce dernier séduisit sous la forme de cet animal en se posant sur ses genoux. Le Coucou au plumage gris qui épouvante ses semblables en clamant son cri, est l’oiseau du deuil et de la mélancolie ! 

Cuculus canorus 1873 - John Gerrard KeulemansCuculus canorus (Coucou gris), 1873 par John Gerrard Keulemans.


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés 


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