Ornement naturel du corps, les cheveux varient beaucoup par leur couleur, leur épaisseur et leur longueur. Cependant, on peut réaliser divers maléfices avec ces derniers. La sorcellerie recommande de les mêler dans les onguents, les sortilèges d’amour et les envoûtements. Lors du sabbat, les sorcières offrent leurs cheveux au diable qui les coupe menus et les mélange à certaines poudres pour faire tomber la grêle. On dit que les incubes s’attachent plus particulièrement aux femmes aux beaux et longs cheveux. Aussi, méfiez-vous, ne jetez jamais vos cheveux n’importe où car ils risquent d’être employés pour de mauvais agissements. De plus, quand un oiseau mêle les cheveux d’une personne à la construction de son nid, cette dernière a mal à la tête pendant toute la couvaison. Dans certaines régions, vendre ses cheveux, c’est vendre son âme parce que l’eau du baptême a coulé dessus. Pour se garantir des enchantements, il faut cracher trois fois sur les cheveux que l’on s’arrache en se peignant avant de les jeter à terre. Parfois, ils peuvent servir à fabriquer une baguette magique. Quelques conteurs assurent que les cheveux des hommes trempés dans du vinaigre protègent des morsures de chiens, et que ceux des femmes, coupés pendant leurs jours critiques, enterrés avec du fumier et échauffés par l’ardeur du soleil, se transforment en serpents au début du printemps. On disait autrefois que les cheveux souples et blonds mêlés de brun étaient des chevelures nobles. Ceux qui étaient fins, blonds et doux marquaient un tempérament délicat. Ceux longs et plats annonçaient un caractère ordinaire. Les cheveux bruns, épais et noirs dénotaient peu d’esprit mais de l’assiduité et l’amour de l’ordre. Au moyen âge, les cheveux roux évoquaient un odieux commerce avec le diable ! Dans l’antiquité les cheveux blonds étaient regardés comme les plus beaux et les jeunes garçons consacraient leurs cheveux à Apollon. On prétend que la magicienne Médée fut la première à inventer l’art de se teindre les cheveux. Pluton, souverain des Enfers, avait les cheveux noirs et les divinités infernales coupaient un cheveu à celui qui devait mourir. Couper ses cheveux était un signe de deuil que l’on offrait aux âmes disparues. Achille déposa sa blonde chevelure sur la tombe de son ami Patrocle. La chevelure de Méduse dont elle se glorifiait tant, fut changée par Minerve en affreux serpents. Aussi, la seule vue d’une boucle de Méduse mettait tous les ennemis en déroute. Bérénice offrit aux dieux ses beaux cheveux lumineux pour qu’ils accèdent à son vœu. Enchantés, ces derniers s’empressèrent de les suspendre aux cieux, formant ainsi une nouvelle constellation dans le firmament… Tous ces récits merveilleux et la vive imagination de nos aïeux souvent frappée par la peur des sortilèges, semblent parfois, un peu tirés par les cheveux !

Pour un sortilège d’amour :
il vous faudra trois cheveux de l’être aimé, trois de vos cheveux que vous lierez avec un fil de laine rouge. Brûlez le tout avec trois feuilles de laurier à la faveur de la pleine lune en prononçant ces mots : « J’invoque le pouvoir supérieur pour apaiser mon cœur. Que l’amour que je porte en moi, ait raison de toi ! » Qu’il en soit ainsi.

Young Girl Fixing Her Hair - Sophie Gengembre AndersonYoung Girl Fixing Her Hair - Sophie Gengembre Anderson, 1823/1903.


 Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés 


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