08 juillet 2017

Les Muses, filles de la Mémoire

Elles président aux arts, à l’éloquence et à la poésie, chantent les merveilles de la nature et réjouissent la cour céleste par la douceur de leurs mélodies. Elles célèbrent les louanges des dieux et les exploits des héros. On peint les Muses, jeunes, belles et modestes, agréablement vêtues et couronnées de fleurs. Elles se plaisent dans la solitude des lieux élevés. Leurs demeures favorites sont le Parnasse, le mont Hélicon et le Pinde. Dans ces lieux, environnés de palmiers et de lauriers, elles puisent l’enthousiasme et le génie... [Lire la suite]

31 décembre 2014

L’infâme bouillon des sorcières de Macbeth

ACTE IV. Scène 1. — Une caverne sombre : au milieu une chaudière bouillante Tonnerre. — Les trois Sorcières entrent. Prem. sorc. — Au loin, déjà, le chat tigré trois foisA miaulé comme un enfant qui pleure. Sec. sorc. — Le hérisson à la même heureA gémi dans le fond des bois ! Trois. sorc. — Il est temps, il est temps, l’heure sonne. Prem. sorc. — Tournons en rond autour du chaudron qui bouillonne,Jetons-y  le poison d’immondes intestins…Crapaud, qui dormant sous la pierreAs durant trente jours échauffé tes... [Lire la suite]
03 avril 2014

L'Anémone et la Violette

L'anémone, au port orgueilleux, Jetait un regard dédaigneux Sur la modeste violette ; Celle-ci n'était point coquette ; Sans faste elle exhalait la plus suave odeur, Premier grief aux yeux de la superbe fleur. Elle osait vivre sans envie Et n'étalait qu'une couleur,  Autre grief ; et puis elle était, fi ! L’horreur ! En liaison avec l'ortie.  Précisément, le maître du jardin  Vint ce jour-là visiter son domaine ;  L'anémone lui plut, il la cueillit sans... [Lire la suite]
06 janvier 2014

Philomèle et Progné par Jean de la Fontaine

Autrefois Progné l’hirondelle De sa demeure s’écarta, Et loin des villes s’emporta Dans un bois où chantait la pauvre Philomèle. Ma sœur, lui dit Progné, comment vous portez-vous ? Voici tantôt mille ans que l’on ne vous a vue : Je ne me souviens point que vous soyez venue, Depuis le temps de Thrace, habiter parmi nous. Dites-moi, que pensez-vous faire ? Ne quitterez-vous point ce séjour solitaire ? Ah ! reprit Philomèle, en est-il de plus doux ? Progné lui repartit : Eh quoi ? Cette musique, Pour ne chanter qu’aux animaux, Tout au... [Lire la suite]
11 novembre 2013

Les Vents, terribles puissances de l'air

Moins léger que le feu, mais plus léger que l'onde, Le fluide des airs environne le monde. C'est là qu'il suspendit les nuages mouvants, La foudre, effroi de l'homme, et l'empire des vents. Mais celui qui des airs leur a livré les plaines, Asservit à des lois leurs bruyantes haleines ; Et rendant leur discorde utile à l'univers, Relégua chacun d'eux en des climats divers. L'impétueux Borée envahit la Scythie ; L'Eurus oriental régna sur l'Arabie : Les bords où le soleil éteint ses derniers feux, Echûrent à Zéphyr ; et l'Autan nébuleux... [Lire la suite]
18 octobre 2013

Le Matin

Le feu des étoiles commence à pâlir ;  la Nuit dans ses voiles court s'ensevelir.  L'ombre diminue, et comme une nue S'élève et s'enfuit : le Jour la poursuit ;  Et par sa présence, chasse le Silence, Enfant de la Nuit...  Mais déjà l'Aurore, du feu de ses yeux Embellit et dore les portes des Cieux...  Le dieu du repos, couvert de pavots, Remonte avec peine sur son char d'ébène.  Dans les airs portés, Les aimables songes, suivis des... [Lire la suite]

16 octobre 2013

Expo Jérôme Le Tellier : "Des arbres et des lettres"

JDC GALERIE ARTS CONTEMPORAINS42, avenue du général Leclerc - 95390 Saint Prix / + 33 1 72 53 98 31
15 octobre 2013

Le Chaos, mélange ténébreux et mystérieux

Avant la terre, et l'onde, et l'océan des airs, Et le ciel étoilé, voûte de l'univers, La nature sans vie, indigeste, uniforme, N'était qu'un tout confus, où rien n'avait sa forme. On l'appela Chaos, mélange ténébreux D'éléments discordants et mal unis entr'eux. Le dieu dont la clarté donne la vie au monde, N'épanchait point les feux de sa chaleur féconde ; Et le cours de Phœbé ne réglait point les mois. La terre dans le vide, où la soutient son poids, N'était point suspendue ; et pressée autour d'elle, Thétis n'embrassait point les... [Lire la suite]
30 septembre 2013

La Coquetterie : séduction accompagnée d’un déguisement

Un auteur moderne l'a peinte en ces termes : « La Coquetterie porte une robe parsemée de clinquants ; sa démarche est vive et légère, comme celle de Flore, quand elle agace le Zéphyr sur l'émail des prairies. Le miel est sur ses lèvres minaudières, et l'absinthe dans son cœur. Tantôt ses yeux étincellent des éclairs séduisants du désir ; tantôt ils se couvrent des nuages d'une langueur touchante. Les agaceries animent quelquefois son teint du vif éclat des roses ; quelquefois il est coloré des douces nuances d'une... [Lire la suite]
02 mai 2012

L'Hippogriffe, monture des magiciens et des preux chevaliers

On prétend que cette merveilleuse créature, indomptable au joug et au collier, est la monture des magiciens, des nobles héros et des preux chevaliers. Fruit des amours d'un griffon et d'une jument, l'hippogriffe a les pieds armés d’ergots et de serres tranchantes. Il est doté d’un plumage flamboyant et d’une tête semblable à celle de l'aigle avec des yeux perçants de couleur orange. Son corps est celui d'un cheval où sont attachées de vastes ailes extraordinairement puissantes, capables, dans un vol vertigineux, d'emporter son... [Lire la suite]