13 juillet 2017

Calypso à la voix mélodieuse et envoûtante

Cette nymphe qui ravissait les dieux et les mortels de sa voix mélodieuse et envoûtante, habitait l'île mythique d'Ogygie. Entourée de brume et de nuages, cette île mystérieuse aux confins de l’immensité des océans, apparut à Ulysse au cours d’un naufrage dont il fut le seul survivant. Calypso maîtrisant les vents, accueillit le héros naufragé dont elle s’éprit passionnément. Le nourrissant de nectar et d'ambroisie, elle l’ensorcela pour lui faire oublier son épouse Pénélope et sa patrie. Calypso le retint sept ans dans son antre... [Lire la suite]

29 avril 2012

La métamorphose de la nymphe Daphné en Laurier

La chevelure flottant au gré du doux Zéphyr, Daphné arpentait les forêts, méprisant les hommes et leurs désirs. Apollon, rempli d’orgueil de sa victoire sur le terrible serpent Python, rencontra sur son chemin Cupidon armé de son arc et se moqua de son pouvoir et de son empire. Mais la gloire d’Apollon est bien inférieure à celle de Cupidon, car dans son carquois se trouve des traits cruels qui repoussent l’amour tandis que d'autres, en or, troublent l’esprit et la raison. Pour se venger de cet outrage, l'Amour lança du haut de son... [Lire la suite]
19 mars 2012

Les humides naïades

Ces nymphes aux prunelles verdâtres, qui reflètent les eaux douces qu’elles gardent farouchement, aiment au sortir de l’eau, se parer de voiles humides et embellir leurs charmes d’herbes aquatiques et de verts roseaux. Les naïades séjournent près des ondes claires et paisibles qui sinuent partout sur la terre, des rivières invitant à la baignade, des fleuves aux ondes tourbillonnantes et des cascades aux eaux fraîches et vives chutant avec fracas. Divinités limpides et fluides, elles plongent avec délice dans l'onde profonde et se... [Lire la suite]
18 mars 2012

Les intrépides nymphes oréades

Belles et chastes, ces nymphes farouches au port altier règnent sur les contrées sauvages, les forêts isolées et hantent les plus inaccessibles sommets. Compagnes de la déesse Artémis, les Oréades peuplent la solitude des montagnes et sillonnent les sentiers montueux et les chemins escarpés de l’Etna. Retirées loin du monde, elles séjournent dans les antres frais et sombres des rochers que le temps à ouvragé. Celui qui s'enflamme pour leur charme et ose s'aventurer dans ces lieux sacrés, sera durement châtié. L’arc à la main, ces... [Lire la suite]
27 février 2012

Charybde et Scylla, monstres marins du détroit de Messine

Scylla était autrefois une nymphe aimable qui inspirait de tendres sentiments à une foule de soupirants. Cependant, elle préférait se retirer dans son antre et se divertir en compagnie des néréides qui la chérissaient. Glaucus simple pêcheur, déposa, un jour de prise abondante, ses poissons sur le gazon du rivage. Aussitôt à terre, les poissons s'en retournèrent promptement dans la mer. Etonné de ce prodige, il goûta quelques brins de l'herbe enchantée et se sentit subitement attiré par l’onde profonde. Son corps se couvrit alors... [Lire la suite]
02 janvier 2012

Au gui l'an neuf !

Il fut un temps où, dans l’antique religion des druides, ce proverbe était chanté la veille du jour de l’an pendant la cueillette de gui de chêne. Les prêtres gaulois annonçaient ainsi la nouvelle année qui commençait au solstice d’hiver. Le jour de l’an à minuit, la coutume veut que l’on s’embrasse sous une branche de gui, pour s’assurer bonheur, prospérité et longue vie. Bonne et heureuse année ! Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885,... [Lire la suite]

01 décembre 2011

Les druides et le gui sacré de chêne

La cérémonie de gui de chêne, qui était le plus solennel des actes de religion chez les druides, se faisait la sixième nuit du solstice d’hiver au commencement de chaque année. Vêtu de blanc et couronné de feuilles de chêne, un druide montait sur l’arbre désigné par la faveur des dieux et coupait le gui divin avec une serpe d’or. Tout en prophétisant, les autres druides recueillaient le gui sacré dans un drap blanc sans qu’il ne touche jamais terre pour qu’il conserve toutes ses vertus. On prétendait que ce végétal apportait... [Lire la suite]
29 novembre 2011

Les Hamadryades et le chêne

Ces nymphes révérées, à l’abondante chevelure ombragée de verdure, habitent l’écorce des chênes vénérables. Le sort des hamadryades que l’on nomme aussi Querculanes*, est lié corps et âme et pour l’éternité à l’arbre auquel elles sont attachées. Mais on prétend que ces nymphes qui ne peuvent survivre à leur arbre, s’en détachent quelquefois pour goûter aux plaisirs de l’amour. Ainsi, Chrysopélée, sur le point de périr avec son chêne que la violente crue d’un fleuve menaçait d’emporter, supplia Arcas, fils de Zeus et de la nymphe... [Lire la suite]
24 octobre 2011

Le Basilic, une bête antique à l'haleine maléfique !

Mi-coq mi-serpent, cette créature diabolique au regard perçant pétrifie et donne la mort dans l’instant. On prétend que le Basilic naît d’un œuf parfaitement rond, sans jaune, pondu par un vieux coq et qu'un crapaud, âgé d'un certain nombre d'années, couve tendrement ! Ce monstre doté d'ailes épineuses et d'un crochet au bout de la queue, tue par sa seule vue et sème la désolation partout où il passe. Son haleine fétide et le contact de sa peau sont des poisons mortels. Les herbes se flétrissent sur son passage, les rochers sont... [Lire la suite]
23 octobre 2011

L’hamadryade Deoia et le redoutable Erysichton

Deoia était une hamadryade chère à Déméter, née dans l’écorce d’un chêne d’une splendeur sans égal planté au milieu d’une forêt épaisse habitée d’arbres immenses consacrés à la déesse. Sous ses rameaux parés de bandelettes et d'offrandes, les dryades se rassemblaient les jours de fêtes pour danser d’un pas léger et enlacer l'arbre au tronc vénéré. Un jour pourtant, le redoutable Erysichthon, prince Thessalien qui méprisait les dieux et leur culte, entreprit avec ses hommes à l’allure de géants de raser à coups de hache l’antique forêt... [Lire la suite]