01 septembre 2013

Les Parques, inexorables fileuses des destinées humaines

Filles de l’Erèbe et de la Nuit, les Parques règlent de destin du monde et filent l’existence de chaque mortel par des lois éternelles. Inflexibles et sourdent aux plaintes de tous, leurs arrêts sont irrévocables, même les dieux sont soumis à leur puissance et ne peuvent défaire ce qu’elles ont entreprit. Vêtues d’une tunique blanche ourlée de pourpre, ces trois sœurs blêmes, au visage sévère, ont le front ceint d’une couronne de flocons de laine blanche entremêlée de narcisses. Elles tiennent dans leurs mains, une quenouille, un... [Lire la suite]

22 mai 2013

L’araignée, une prédatrice habile et rusée

Cette habile et diligente ouvrière, aux pattes longues et effilées, s’élève le long du fil qu’elle a créé. Le fil produit par l’araignée n’a pas d’égal en légèreté et en solidité et les sucs qui lui servent à tisser sa toile sont abondants et ne s’épuisent jamais ! Mais sans sa toile, elle serait fort embarrassée pour manger. En effet, elle tend ses filets et attire dans sa trame les insectes qui viennent s’y fourvoyer. Si la proie est rebelle, elle l’entoure d’une grande quantité de fil pour en venir à bout sans peine et... [Lire la suite]
16 janvier 2013

Les Filles de Minée changées en chauves-souris

Habiles à faire de beaux ouvrages et ardentes au travail, les Filles de Minée étaient au nombre de trois : Alcithoé, Leucippé et Arsinoé. Cependant, elles méprisaient le culte de Bacchus et osaient lui contester sa naissance immortelle. Un jour, pendant que tous les Thébains se rendaient à la fête pour rendre honneur à Bacchus, le prêtre qui présidait à la cérémonie nouvelle, leur annonça que ce dernier se vengerait sans pitié. Mais, à l’ombre de leur toit, les Minéides continuèrent à tisser sans relâche de leurs doigts... [Lire la suite]
22 novembre 2012

La métamorphose d’Arachné en araignée

Arachné, qui excellait dans l’art d’assortir les fils et de varier les nuances et les reflets sur des métiers divers, colorait avec grâce l’univers. Malgré son humble origine, son nom était célèbre dans toutes les villes de la Lydie. Souvent les nymphes délaissaient leurs bosquets, leurs grottes humides ou leurs ondes sacrées pour voir le fuseau s’animer sous ses doigts habiles et admirer la toile achevée. Un jour pourtant, cette jeune fille perdit toute modestie en prétendant surpasser la déesse Athéna dans l’art de tisser et osa lui... [Lire la suite]