Ces divinités sylvestres environnées d’ombrage et couronnées de feuillage, foulent d'un pas léger les chemins silencieux et obscurs des forêts. Hache à la main et toujours prêtes à punir les outrages faits aux bois dont elles ont la garde, les dryades veillent farouchement sur les sentiers bordés d’arbres aux sombres ramures remplies de murmures. Au contraire des Hamadryades qui meurent avec l'arbre avec lequel elles sont nées, les dryades vagabondent et se divertissent librement dans les forêts et les bois fraîchement ombragés. Parfois, dans quelques bosquets mystérieux, on entend les rires et les soupirs de plaisir de ces tendres divinités en compagnie des faunes, des satyres et des bergers. Les jours de fêtes, les dryades aiment se rassembler autour de leurs arbres aux immenses racines et aux rameaux couverts de bandelettes et d'offrandes. Sous ces branchages parés de guirlandes, elles enlacent les troncs des arbres vénérés en formant des rondes et des danses légères. Il y a bien longtemps, avant d'abattre un arbre dans les forêts divines, il était de coutume d'invoquer les dryades par une formule enchantée afin qu’elles quittent leur chêne sans être courroucées. Les ministres de la religion devaient déclarer solennellement que les nymphes forestières avaient abandonné leurs verdoyantes demeures en toute sérénité, pour empêcher les humains de détruire leurs bois en toute impunité !

Femme forêt - 2008 © Cécile Decorniquet
"Femme forêt", 2008 © Cécile Decorniquet


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


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