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MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés

Avec un soupçon de magie et un brin de fantaisie, cet ouvrage révèle dans un clair-obscur empreint de mystère, des plantes charmantes et ensorcelantes. Baignées d'une lumière lunaire, elles enchanteront votre imaginaire et vous transporteront dans un voyage surprenant par-delà les méandres du temps.

Ce livre est né d'une association mère/fille. Nous avons conjugué nos envies et nos savoir-faire le temps d'un ouvrage consacré aux plantes et aux arbres liés aux rituels de la Saint-Jean, au monde de féerie, aux légendes celtes et à la mythologie. A travers ces images et ces écrits nous invitons le lecteur à entrer dans un univers où curiosité rime avec rêverie, imagination vagabonde et fantaisie !

Photos : Cécile Decorniquet, photographe Lauréate du prix Sfr Jeunes Talents aux Rencontres d'Arles 2013 pour sa série "Ladies".

Populus © Cécile DecorniquetPopulus © Cécile Decorniquet - "Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés".

Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.


La Jusquiame noire, l'herbe au grand sommeil

Mort aux poules, Herbe à la sorcière, Herbe à la teigne, Herbe aux engelures, Herbe aux cochons, Herbe au grand sommeil... La Jusquiame noire aux longues feuilles soyeuses et visqueuses, pousse dans les décombres et le long des sentiers. Ses fleurs jaunes pâles en forme de cloches, veinées de pourpre noirâtre dans leurs corolles, dégagent une odeur nauséabonde. Son fruit est une capsule remplie de nombreuses graines toxiques. Les sorcières des temps anciens avaient l’art et la manière de verser dans leur chaudron magique un nombre précis et indispensable de graines de Jusquiame noire, afin d'élaborer un onguent qui permettait à leur âme obscure de s’élever dans les airs. Cette plante maléfique du monde souterrain, extrêmement dangereuse, entraîne une somnolence pouvant conduire jusqu'au sommeil éternel. Mais bien employée, on prétend qu’elle soulage les tourments du cœur et de l’âme, apporte clairvoyance et perspicacité, rend amoureux et provoque des songes fabuleux et colorés !

Hyoscyamus niger © Cécile Decorniquet
Hyoscyamus niger © Cécile Decorniquet


MAGIE VERTE les herbes et les arbres enchantés


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12 avril 2014

Le Muguet de mai, une plante ravissante hautement toxique !

Gazon de Parnasse, Grelot, Lis de mai, Clochette des bois, Lys des vallées, Grillet, Amourette, Lily of the valley… Le Muguet brille par sa fraîcheur, l’éclat de ses fleurs et sa simplicité. Sous les vents frais et doux du mois de mai, sa tige courbe sous le poids de ses clochettes couleur de lait. Au printemps, il forme dans les sous-bois des tapis brillants au parfum délicieux, qui subjuguent les sens et les yeux. Mais prenez garde car cette ravissante petite plante est hautement vénéneuse, au moins autant que la digitale. Autrefois, les parfumeurs l’employaient pour aromatiser les pommades. Seules les fleurs séchées et pilées étaient d’usage en médecine et servaient de poudre à éternuer. Aussi, l’eau de Muguet distillée, dite « Eau d’or », était souveraine dans les vertiges, les céphalées, les maladies des nerfs et du cœur et ranimait les forces épuisées. Reconnues toxiques, les vertus du Muguet sont aujourd’hui inusitées. On dit que dans le Parnasse, il existe un parterre rempli de blanc Muguet que les Muses foulent de leurs pieds délicats. Pour retrouver bonheur et passion amoureuse, cueillez en mai un brin de Muguet orné de treize clochettes et portez le toute la journée !

Muguet - Convallaria majalisConvallaria majalis (modified), from ''Koehler's Medicinal-Plants'', 1887.


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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10 avril 2014

Le Rouge-gorge, un oiseau bagarreur et querelleur

Rouge-queue, Rossignol d’automne, Rubiette, Rossignol d’hiver, Bonhomme-misère… Ce charmant petit oiseau coloré d’un roux ardent sur la gorge et la poitrine, abonde dans les sous-bois, les forêts de feuillus, les bocages et les haies. A l’automne, il devient tout rond et ventru en se nourrissant d’alises, des fruits des ronces et des raisins dans les vignes. Curieux et familier, le Rouge-gorge accompagne volontiers le jardinier dans ses travaux de labours pour attraper les insectes et les vermisseaux fraîchement sortis de terre. Au plus fort de l’hiver, il s’aventure dans les mangeoires des jardins et frappe du bec aux vitres des habitations pour réclamer quelques miettes de pain. Parfois même, il entre dans les maisons sans paraître effarouché. Au printemps, il retourne à la solitude des forêts dans les lieux frais à l’ombrage des feuillages épais. Il affectionne les cours d’eau, les étangs et les ruisseaux où il boit souvent et se baigne pour entretenir son plumage. Cependant, ce petit volatile d’aspect si doux et tranquille est d’un naturel batailleur, insociable et querelleur. C’est un grand solitaire qui ne supporte pas la vue d’un congénère. Toujours sur ses gardes, il gonfle son plastron rouge pour défendre son territoire et combat jusqu’à la mort si l’intrus ne cède pas. Le Rouge-gorge tapisse son nid de mousses et d’herbes douces, près de la terre dans les broussailles ou à l’intérieur des vieilles souches. On dit qu’il chante en toutes saisons, au moins aussi bien que le Rossignol. Dès l’aube on peut entendre le chant aimable de cet oiseau matinal. Aussi, le soir, quand tous les autres oiseaux sont couchés, il est le dernier à chanter. Certains affirment que le Rouge-gorge a une chair très fine et qu’il est délicieux à manger quand il est bien gras ! Emblème des martyrs de la foi, on dit que cet oiseau forestier déjoue les sortilèges et tous les pièges du Malin et qu’il est le porteur des messages heureux des génies bienfaisants et du bon dieu !

An illustration of a European RobinsLe Rouge-gorge familier. An illustration of a European Robins by Henrik Grönvold, ca. 1907-1908. The Birds of Great Britain and Ireland, Order Passeres, vol. I, plate 15.


  Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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06 avril 2014

Le Moineau, un oiseau réputé pour sa lubricité et sa paillardise !

Petit moine, Pierrot, Moinet, Piaf… Vif et sautillant, ce petit passereau robuste et effronté ne vit que dans les lieux où l’homme habite et sa présence nous est tout naturellement familière. Plein d’audace, il pullule et voltige dans les villes sans craindre le bruit et les passants. Maraudeur et gourmand, la rue lui offre de nombreuses possibilités de se nourrir. Dans les campagnes, au temps de la moisson, il dérobe les grains de blé qu’il trouve dans les champs. Très sociable, il vit souvent en bande. A la belle saison, ils aiment se réunir dans les arbres pour piailler ensemble. Cependant, le Moineau craint l’hiver, il se réfugie alors en solitaire dans un trou de muraille ou a plusieurs dans le même gîte pour se réchauffer pendant les grands froids. Aussi rusé que son ennemi le chat, il se méfie des pièges qu’on lui tend mais quand on ne cherche pas à lui nuire, il devient confiant. Prolifique, au moins autant que le lapin, il élève une nombreuse famille dans un nid modeste fait de quelques brins de paille et de brindilles qu’il place dans les endroits les plus variés ; sous les tuiles de nos maisons, derrière nos volets, dans les pots de fleurs suspendus… Parfois il fait la guerre aux hirondelles et aux pigeons pour les chasser de leurs nids et prendre leur place. Cet animal très ardent en amour est un symbole de la luxure et de la vulgarité. En effet, le moineau mâle est renommé pour sa lubricité et sa paillardise ; Pline assure qu’il succombe épuisé par ces voluptés avant la fin de l’année qui l’a vu naître ! Aussi, on le consacrait à Vénus pour sa grande fécondité et le char de cette divinité était attelé de deux moineaux. On prétend encore que la cervelle et les œufs de moineau ont des vertus aphrodisiaques. Pourtant, ce petit oiseau de nature très éveillé en amour, que l’on a longtemps accusé à tort de pillage des moissons est un volatile sympathique, plein de fantaisie qui fait la joie des citadins en venant manger volontiers dans leurs mains !

An illustration of a male and a female House SparrowAn illustration of a male and a female House Sparrow from The House Sparrow at Home and Abroad, 1878. Edwin Sheppard, engraved by Sinclair & Son.; in a book by Thomas George Gentry.

Selon Hildegarde de Bingen dans "Le livre des subtilités des créatures divines" : Le Moineau est plus fort que chaud : il a beaucoup de fantaisie dans sa conduite, à cause de son astuce et de sa versatilité. Il aime voler en groupe pour ne pas être attaqué par les autres. Il se tient dans l’air épais ; c’est pourquoi il a une chair malade, qui ne convient ni aux malades ni aux bien-portants. Il ne sert à rien en médecine.


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04 avril 2014

Le Labrador, un chien polyvalent aux aptitudes aquatiques étonnantes !

Cet animal au regard doux et intelligent a une vocation toute particulière pour l’eau. Remarquable par ses doigts palmés, ses poils imperméables et sa « queue de loutre » profilée qui lui sert de gouvernail, le Labrador est un véritable chien d’eau. Il se plaît à y aller et à y rester. Capable de plonger et de nager sans troubler la surface de l’onde, il est très à l’aise dans les étangs et les marais et rapporte le gibier sur la rive sans l’abîmer. Ces origines incertaines et sa passion pour l’eau lui ont valu une belle légende : on prétend qu’il serait né du mariage d’un Terre-neuve et d’une loutre. Son aptitude à la nage le rend utile dans les sauvetages car il excelle pour chercher les personnes noyées qu’il ramène avec douceur et précaution. En effet, son poil court et dense lui permet de supporter des baignades prolongées dans les eaux glacées sans souffrir du froid. Le Labrador est apprécié aussi sur les terrains de chasse pour ses qualités à lever le gibier car il ne craint guère de se faufiler dans les ronces et les buissons bas et épais. Cependant, ce chien rustique, puissant et vigoureux, d’un tempérament calme, sociable et joueur, qui aime profondément les humains, supporte difficilement la solitude. Il faut dire aussi que c’est un gourmand invétéré difficile à rassasier : sa gourmandise n’a d’égale que sa gentillesse et sa bonté ! Qu’il soit chien de compagnie, de travail, de chasse, de sauvetage, de détection ou bien truffier, ce chien polyvalent est un animal attentif, courageux et dévoué qui accomplit toujours ses missions avec enthousiasme et efficacité !

Un labrador observant l'envol d'un héronCrème de la Vallée Chéron (alias Coco) observant l'envol d'un héron.


 Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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03 avril 2014

L'Anémone et la Violette

L'anémone, au port orgueilleux, 
Jetait un regard dédaigneux 
Sur la modeste violette
Celle-ci n'était point coquette ; 
Sans faste elle exhalait la plus suave odeur, 
Premier grief aux yeux de la superbe fleur. 
Elle osait vivre sans envie 

Et n'étalait qu'une couleur,  
Autre grief ; et puis elle était, fi ! L’horreur ! 
En liaison avec l'ortie.  
Précisément, le maître du jardin  
Vint ce jour-là visiter son domaine ;  
L'anémone lui plut, il la cueillit sans peine. 
Guidé par un parfum divin, 
Vers l'autre fille du matin 
Il croit son approche facile, 
Et médite un nouveau larcin ; 
Mais piqué par l'ortie, il retira sa main, 
Et laissa l'humble fleur au fond de son asile. 
L'anémone aussitôt reconnut son erreur, 
Et dit ce que dit tout bon cœur : 
« Point d'ami qui soit inutile, 
Nous fût-il même inférieur ! » 
Gauldrée De Boileau. 

Anemone coronariaAnemone coronaria, gouache on vellum, in: Gottorfer Codex, 1649/1659.

Viola gracilisViola gracilis, plate 8541 in: Curtis's Bot. Magazine, vol. 140, (1914).

02 avril 2014

L’Anémone pulsatille, l’herbe du vent

Coquelourde, Passe-fleur, Herbe au vent, Tunique du diable, Fleur de Pâques, Herbe au capricorne, Passe-velours… L’Anémone pulsatille se plaît dans les lieux exposés au vent sur les collines arides, le long des bois sablonneux et les prés secs et pierreux. Sa tige délicate et velue porte une très belle fleur d’un pourpre ou d'un violet sombre et profond qui s’épanouit au gré du vent. Quand elle fane, le pistil se change en fruit chevelu composé de plusieurs semences qui se répandent dans les airs. Peu usitée en médecine, la Pulsatille est une plante âcre, venimeuse et délétère pour les hommes et les animaux. Pourtant, les anciens s’entouraient les poignets de feuilles pilées pour guérir des fièvres intermittentes. Cependant, ces applications n’étaient pas sans danger car comme toutes les Anémones, elle irrite la peau fortement si on laisse les feuilles trop longtemps. Aussi, ingérée à forte dose, elle cause des empoisonnements. Les fleurs séchées permettent l'élaboration d'une poudre à éternuer souveraine pour chasser les migraines. Emblème de la fragilité et de l’abandon, on prétend que cette fleur délicate qui dure si peu de temps naquit des larmes de Vénus mêlées au sang d’Adonis qu’elle aima passionnément. Depuis, le souvenir de son amant tué sous la dent d’un sanglier, renaît à chaque printemps sous la forme d’une tendre Anémone couleur de sang qui s’épanouit et meurt sous le souffle du vent !

Anemone pulsatillaAnemone pulsatilla (modifiée) - Flora Batava, Volume 11, 1853 - Auteur : Jan Kops, Illustrateur : Christiaan Sepp.


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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29 mars 2014

L’Anémone des bois, une adorable empoisonneuse !

Pâquette, Anémone Sylvie, Bassinet blanc, Fausse Anémone des forêts, Renoncule des bois, Anémone sanguinaire, Tourne-midi, Fleur du vendredi Saint… Cette plante charmante croît en abondance dans les forêts de feuillus, les prairies humides et les lieux couverts et ombragés. Gracieuses et délicates les petites fleurs blanches qui suscitent l’admiration des passants, s’épanouissent les premiers jours du printemps. Aussi dangereuses que belles, les Anémones des bois sont très toxiques pour les animaux car elles renferment un poison âcre, irritant et stupéfiant qui leur provoque hébétude, hémorragies et tremblements. Autrefois, on exprimait son suc pour empoisonner les flèches. En médecine, on l’employait à l’état frais ou macérée dans du vinaigre pour ses vertus à soigner les maux de têtes, les douleurs articulaires, les fièvres intermittentes et guérir de la teigne. Cependant, prenez garde à l’utilisation de cette adorable petite fleur qui illumine les bois de son éclat. C’est un poison mortel qu’il faut employer avec beaucoup de précautions, au risque de souffrir de violentes céphalées, de syncopes ou de terribles convulsions !

Anémone des boisAnemone nemorosa (modified) by Otto Wilhelm Thomé:
Flora von Deutschland, Österreich u.d. Schweiz, Gera, 1885.

Le Printemps-2010 Série Allégorie © Cécile Decorniquet"Le Printemps" 2010 - série Allégories © Cécile Decorniquet

Ci-dessus "le Printemps" entouré d'Anémones des bois


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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14 mars 2014

Les Photographiques 2014, festival de l'image du Mans du 8 au 30 mars

où vous retrouverez l'artiste Cécile Decorniquet et sa série "LADIES "

Les portraits que Cécile Decorniquet propose dans ses séries se jouent des limites de la représentation et nous font partager un monde onirique empreint de fantaisie et de poésie. À l’encontre du regard mélancolique, l’artiste habille, grime ces petites filles, les fait poser à la manière des grandes dames victoriennes. L’espièglerie qui s’en dégage lance un défi au spectateur. Son univers qui mélange à la fois les grands portraits de la peinture primitive flamande, de la peinture baroque espagnole et de toute évidence les photographies d’Alice Liddell de Lewis Carroll, est trompeur. Une forme d’irréalité entoure ces visages qui, du coin de l’œil, nous jettent un regard narquois. Là où la photographie imprime une forme de réalité, Cécile détourne sa fonction initiale, nous donne à voir une figure fantasmée de l’enfance et nous révèle un monde surréaliste, comme si nous étions passés de l’autre côté du miroir. Laetitia Guillemin

LES PHOTOGRAPHIQUES 2014 - FESTIVAL DE L'IMAGE DU MANS

Lady 1 - 2008 © Cécile DecorniquetLady 1 - 2008 © Cécile Decorniquet

Les Photographiques du Mans - article

11 mars 2014

La Pimprenelle, une herbe aux vertus bienfaisantes

Herbe de salade, Pimpernelle, Sanguisorbe, Pimpinella… Petite ou grande la Pimprenelle est une herbe fort commune qui croît dans les montagnes, les prés et les jardins potagers. Elle offre une très bonne pâture sur les terres les plus pauvres et une nourriture excellente pour le bétail et les lapins. Détrônée par le persil, cette petite plante d’une saveur agréable et rafraîchissante est aujourd’hui tombée dans l’oubli. Autrefois, les jeunes pousses de la Pimprenelle agrémentaient les salades champêtres dont elle relevait le goût. Quelques feuilles ajoutées dans du vin, fournissaient un breuvage plaisant qui rendait l’esprit joyeux et riant. Bienfaisante, elle a des vertus vulnéraires, astringentes, diurétiques, apéritives et stimulantes. Dans l’ancienne médecine, sa décoction était très vantée dans les hémorragies pour étancher et purifier le sang. Les feuilles fraîches appliquées sur les plaies cicatrisaient les blessures et son suc adoucissait les maux d’oreilles. Aussi, on mâchait de la Pimprenelle contre la peste et toutes sortes les maladies. Pour préserver toutes ses propriétés, cueillez la Pimprenelle avant le lever du soleil sans oublier de la saluer avant de l’arracher !

PimprenelleSanguisorba minor (modified): Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Germany.

LES PIMPRENELLES, la biodiversité de nos jardins et de nos chemins


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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10 mars 2014

Le chat noir, une créature mystérieuse et diabolique

Entouré d’une aura de mystère, le chat noir, aux yeux luisants comme des diamants, est un animal maléfique qui se déplace avec aisance dans les ténèbres. Doué de pouvoirs magiques, il possède neuf vies et conspire avec le diable. Créature de mauvais augure et compagnon des sorcières, il fait l’objet de croyances particulières. Le chat noir peut appartenir à neuf propriétaires mais il emportera l’âme du dernier tout droit en enfer ! On affirme que le démon revêt les formes les plus diverses pendant les nuits de pleine lune et qu’il apparaît sous la forme d’un chat noir aux carrefours des chemins isolés. Quant aux sorcières, elles ont le pouvoir de se changer neuf fois en chat et de se faire transporter dans les airs sur son dos hirsute d’où s’échappent des étincelles. C’est pourquoi, autrefois, on coupait la moitié de la queue ou l’oreille de son chat pour l’empêcher d’aller au sabbat. On lui attribue le pouvoir de prédire le temps, les séismes, les tempêtes et les vents. Aussi, il fait pleuvoir quand il passe sa patte derrière l’oreille. Cependant, il fut longtemps la victime idéale des sacrifices et seuls les chats porteurs d’une tâche blanche, la marque de l’ange, pouvaient échapper aux feux de la Saint-Jean. On prétendait que les os du chat, celui de la tête ou celui du tibia, avaient la propriété de rendre complètement invisible quand ils étaient bouillis dans un brouet d’herbes magiques. Quelques gouttes de sang tirées de sa queue soignaient certaines maladies ou servaient à écrire des charmes pour éloigner les maléfices. Les sorciers composaient un collyre avec les yeux de chat qui permettait de voir les ombres des démons. Il existe un chat noir sorcier que l’on nomme Matagot qui ne chasse pas la souris mais enrichit son maître par une pièce d’or qu’il rapporte tous les matins. Toutefois, en échange de ses bienfaits, il exige d’être nourri avec la première bouchée de chaque plat et de boire le lait des nourrices. Maltraiter cet animal entraîne sa terrible vengeance. D’ailleurs, on dit que même mort ce chat ne l’est vraiment jamais tout à fait. Diabolisé ou sacralisé, le chat est animal domestique infidèle entièrement libre que rien ne peut retenir. Ennemi de toutes contraintes, on dit qu’il a une malice innée, un penchant pour la petite rapine et qu’il se dérobe habilement au châtiment. Pourtant, cet animal rusé, adroit, souple et voluptueux à des talents de prédateur bien utiles. Il connaît toutes les retraites des rats et des souris, les passages et les issues les plus étroites et donne, parfois, la chasse aux crapauds et aux serpents avec ruse et dextérité. Mystérieux et énigmatique, ce chasseur de rongeurs, nous délivre des nuisibles dévoreurs de récoltes et nous préserve des maladies. On assure que tous les chats noir on un poil blanc. Si vous trouvez ce poil dans son épaisse fourrure, votre chat noir se changera sur le champ en un merveilleux talisman !

Sorcières de MacbethCi-dessus à gauche, un chat noir assistant les trois sorcières de Macbeth. Illustration d'Eugène Le Roux, 1807/1863. Gravure ancienne.fr le premier Salon virtuel permanent consacré aux estampes et gravure anciennes.


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08 mars 2014

Le papillon de nuit, farouche habitant des airs

Hideux enfant de la nuit, cet insecte grossier au corps épais garni de poils touffus ne paraît jamais tant que le soleil est sur l’horizon. Le jour, il se tient immobile dans les endroits les plus sombres car la lumière l’éblouit. Les papillons de nuits sont très divers et leur parure est moins brillante que celle des papillons diurnes. Le plus gros et le plus terrifiant est sûrement le Sphinx atropos ou Acherontia atropos dont le nom fait doublement référence à la mort. Cet animal funéraire, qui émet un cri plaintif lorsqu’il est effrayé, évoque l’Achéron, un des fleuves des Enfers et l’inflexible Parque, coupant le fil de la vie. La disposition singulière des tâches en forme de tête de mort qui ornent son dos en fait un sinistre messager. L’apparition de ce rodeur nocturne volant au clair de lune est de très mauvais augure. Doté d’ailes brunes et noirâtres et affublé de son masque lugubre, il visite les gens endormis pour leur inspirer des idées noires et les pires cauchemars. Il incarne aussi l’âme se détachant du corps des défunts pour prendre son envol. Ce farouche habitant des airs au vol lourd et crépusculaire murmure à l’oreille des sorcières le nom de celui que la mort va emporter. Le diable a pour habitude d’envoyer un grand papillon de nuit pour réunir en un instant, diablesses, incubes et succubes, sorciers et magiciens initiés au mystère du sabbat. A l’état de chenille, ce papillon de nuit se nourrit de feuilles des plantes les plus maléfiques comme le Datura, la Jusquiame, la Belladone, la Morelle noire. Aussi, il peut être ravageur et redoutable pour les abeilles. En effet, une fois sa métamorphose accomplie, il pénètre dans les ruches pour en voler le miel dont il est friand. Il épouvante ces dernières qui le piquent à grands coups d’aiguillons, en vain, car il est insensible au venin. Epouvantées, les abeilles désertent la ruche à jamais. Le Sphinx à tête de mort jette la terreur chez les gens superstitieux qui le regardent comme un présage funèbre. Cependant, cet insecte inquiétant qui ne s’éveille qu’à la nuit tombée et vole lourdement en poussant des cris sinistres, se brûle à lueur des bougies et nourrit de nombreux prédateurs, en particulier les chauves-souris !

Acherontia atropos (Death’s-head Hawk)An illustration from British Entomology by John Curtis. Acherontia atropos (Death’s-head Hawk), 1840.


Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


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Gustave Doré au Musée d'Orsay

L'imaginaire au pouvoir, du 18 février au 11 mai 2014

Entre ciel et terre - 1862 - Gustave DoréGustave Doré, Entre ciel et terre, 1862, huile sur toile, Belfort, Musée des beaux-arts.

Musée d'Orsay

07 mars 2014

Le Chat et le Renard

Le chat et le renard, comme beaux petits saints,
           S'en allaient en pèlerinage.

C'étaient deux vrais tartufs, deux archipatelins
Deux francs patte-pelus qui, des frais du voyage,
Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage,
           
S'indemnisaient à qui mieux mieux.
Le chemin étant long, et partant ennuyeux,
           
Pour l'accourcir ils disputèrent.
           
La dispute est d'un grand secours.
           
Sans elle on dormirait toujours.
           
Nos pèlerins s'égosillèrent.
Ayant bien disputé, l'on parla du prochain.
           
Le renard au chat dit enfin :
           
« Tu prétends être fort habile,
En sais-tu tant que moi ? J'ai cent ruses au sac.
- Non, dit l'autre ; je n'ai qu'un tour dans mon bissac ;
           
Mais je soutiens qu'il en vaut mille. »
Eux de recommencer la dispute à l'envi.
Sur le que si, que non, tous deux étant ainsi,
           
Une meute apaisa la noise.
Le chat dit au renard : « Fouille en ton sac, ami ;
           
Cherche en ta cervelle matoise
Un stratagème sûr ; pour moi, voici le mien. »
A ces mots, sur un arbre il grimpa bel et bien.
           
L'autre fit cent tours inutiles,
Entra dans cent terriers, mit cent fois en défaut
           
Tous les confrères de Brifaut.
           
Partout il tenta des asiles ;
           
Et ce fut partout sans succès ;
La fumée y pourvut, ainsi que les bassets.
Au sortir d'un terrier, deux chiens aux pieds agiles
           
L'étranglèrent du premier bond.

Le trop d'expédients peut gâter une affaire :
On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire.
N'en ayons qu'un, mais qu'il soit bon.

Livre IX des Fables de Jean de La Fontaine, 1678.

Le Chat et le Renard par Gustave DoréIllustration de Gustave Doré

10 février 2014

David Lynch présente ses "Small Stories" à la Maison Européenne de la Photographie

Du 15 janvier au 16 mars 2014.

David Lynch - Interior #1 © David Lynch - Courtesy Galerie ItemDavid Lynch, Interior #1 © David Lynch, Courtesy Galerie Item, Paris.

Maison européenne de la photographie,
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris.

01 février 2014

Le Chanvre, une plante aux vapeurs enivrantes

Canape, Filasse, Herbe de Manille, Chanvrisse, Cannebisse… Cette plante très odorante, aux pouvoirs narcotiques et aux vapeurs enivrantes est connue depuis l’antiquité. Originaire de Perse et transportée en Europe, son usage est renommé pour la confection des cordages. Apéritive, résolutive et adoucissante, elle est utile pour la jaunisse et calme la toux quand on la fait bouillir dans du lait. Ses semences sont une nourriture excellente très recherchée par les oiseaux. Employée en fumigation par les sorciers ou mêlée dans les onguents, elle permet à ces derniers de préparer de puissants philtres et enchantements, de parler aux esprits et se rendre au sabbat. Mélangée à d’autres herbes dont ils ont le secret, elle sert à prédire l’avenir et à réunir en un instant les esprits élémentaires. Des breuvages enivrants sont préparés avec les feuilles et les sommités fleuries macérées. Mais prenez garde, car l’abus de cette boisson rend hébété ! Ainsi, la graine de chanvre mêlée aux aliments remplit la tête de fumée et provoque des étourdissements. Si on en mange trop, elle excite le délire et dérange le cerveau. Cependant, le Chanvre a le pouvoir de dissiper la colère et de faire oublier le chagrin. On prétend que les anciens récoltaient cette herbe en chantant, pour que les filandières ne s’endorment pas en la filant !

Cannabis sativaCannabis sativa (modified). Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Germany.


 Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

27 janvier 2014

L’hirondelle, un oiseau de bon augure

Poule de dieu, Messagère de la vie, Progne, Harondelle, Rondine, Herondelle, Hirondelle des cheminées… Il n’y a point d’oiseau qui vole avec autant d’agilité et de rapidité. Ces filles de l’air qui donnent la chasse aux insectes et parcourent les airs en tous sens, changent de direction avec aisance à tout instant. Les hirondelles ne s’éloignent jamais des lieux inhabités et nichent sous nos toits et dans les endroits où les chats, les rats et les oiseaux de rapine ne peuvent aller. Ces oiseaux de passage ont des mœurs sociables et se réunissent souvent en troupes nombreuses en se prêtant secours mutuellement. À l’entrée de l’hiver, elles disparaissent dans de nouvelles régions et reparaissent vers l’équinoxe de printemps pour demeurer avec nous pendant la belle saison. On croyait autrefois qu’elles se jetaient en nombre dans les puits et dans la vase des étangs, pour passer leur quartier d’hiver aux fonds des eaux dans l’engourdissement et qu’elles ressuscitaient à la chaleur du printemps, ce qui paraît très surprenant ! Quand elles effleurent la terre et la surface des eaux pour saisir les insectes, c’est un signe de pluie et quand elles volent haut dans le ciel, c’est signe de beau temps. Cependant, quand elles passent sous le ventre des vaches, elles font tourner leur lait en sang. On craint de tuer ces oiseaux de bon augure car il en résulte à chaque fois un orage violent. Détruire leur nid est un sacrilège parce qu’elles viennent de loin pour porter bonheur aux humains. Dans leur estomac se trouvent des petites pierres plates et rondes qu’elles avalent pour faciliter leur digestion. Ces « Pierres d’hirondelle » étaient très vantées pour vaincre le mal d’yeux. On dit que les hirondelles rendent la vue à leurs petits atteint de cécité en employant le suc d’une herbe appelée chélidoine, qui sort de terre à leur retour et fane à leur départ. La cendre d’hirondelle mêlée dans du vin miellé adoucit les douleurs de la luette et les affections du gosier. Pour se faire aimer de tout le monde, portez sur vous le cœur d’une hirondelle. Aussi, offrez un anneau déposé pendant neuf jours dans le nid d’une hirondelle pour être aimé. On peut provoquer des insomnies à quelqu’un en posant un œil d’hirondelle dans son lit. Servir des hirondelles rôties à son vieux mari peut l’incliner à l’amour… Née d’une métamorphose, l’hirondelle était autrefois Progné, une princesse antique qui fit manger à son mari le corps de son enfant pour le punir d’avoir violenté et rendu muette sa sœur Philomèle. Les dieux pris de compassion les changèrent l’une en hirondelle et l’autre en rossignol. Consacré à Pallas et sacrifié à Vénus, cet oiseau était immolé aux dieux Lares, les gardiens de la maison et du foyer. Gentille demoiselle, l’hirondelle au cœur fidèle apporte sur ses ailes les beaux jours et le printemps !

Illustration by Louis Agassiz Fuertes of a Tree SwallowIllustration by Louis Agassiz Fuertes of a Tree Swallow (Tachycineta bicolor) and a Barn Swallow (Hirundo rustica), from The Burgess Bird Book for Children, 1919.


 Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.



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