zimzimcarillon
12 novembre 2016

Odin et Sleipnir

Dans le ciel boréal on peut apercevoir parfois, l’extraordinaire Sleipnir, à la robe grise et aux huit pieds, planant dans les airs et glissant sur les océans. Ce cheval impétueux, qui échappe à tous et que nul ne peut jamais rattraper, appartient à Odin, le plus ancien et le plus puissant des dieux guerriers scandinaves. Ensemble, ils arpentent le vaste univers à la vitesse du vent. Sleipnir, né du démon Loki et du puissant étalon Svadilfari, évoque la force et l’extrême vitesse par ses huit sabots. Ce puissant coursier, aux dents gravées de runes magiques qui le rende fort et endurant, traverse les mondes avec Odin. Couvert d’un casque d’or et lance à la main, ce dieu gardien des âmes qui meurent au combat, s’élance invisible sur les champs de bataille pour ranimer l’ardeur des guerriers. On dit que seuls les hennissements de Sleipnir sont reconnaissables par les héros. Roi des palais aériens, Odin se pare d’un manteau d’azur pour passer, avec sa fabuleuse monture, le pont brûlant qui relie le monde des hommes et le royaume des dieux. Cette troupe divine, suivie de deux loups et de deux corbeaux qui scrutent l’horizon, quitte chaque jour sa demeure céleste pour chevaucher les airs et parcourir le monde. Crinière au vent, Sleipnir galope vers le soleil couchant et traverse l’arc en ciel ardent pour se rendre au conseil des dieux et descendre au royaume des morts. Martelant de ses sabots les sombres vallées, il rejoint les Enfers brumeux et inquiétants pour guider dans l’autre monde l’âme des vaillants guerriers !

Le cheval est un animal psychopompe : il a pour mission d’accompagner et de guider les âmes, la nuit de leur mort, vers l’autre monde, comme le loupl'hippocampe, le dauphin, le phoque, le chien, la chouette, le moineau et le corbeau...

Odin and Sleipnir by John Bauer, 1911.

Qui sont les deux qui courent, sur dix pieds, trois yeux ils ont, mais une seule queue ? 
C'est Odin qui chevauche Sleipnir. 
Enigme qui cite Sleipnir et Odin dans le Poème Heiðreks gátur dans la Saga de Hervor et du roi Heidrekr.


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

6 novembre 2015

Iris et son arc radieux

Parée de mille couleurs, Iris descend du haut de l’Olympe nimbée d’un halo de lumière pour délivrer les messages des dieux sur Terre. Vêtue d’une simple écharpe aux reflets irisés, elle fend les airs ne laissant dans son sillage qu’une traînée brillante aux couleurs de l'arc-en-ciel. Dévouée à Héra qui lui porte une grande affection, Iris dort toujours chaussée sous le trône de la déesse afin d'accomplir au plus vite ses missions. Quand la reine du ciel revient des Enfers pour rejoindre l'Olympe, Iris la purifie avec des parfums et lui revêt ses plus beaux atours pour son retour. Mais on prétend que son emploi le plus important est de couper le cheveu fatal des femmes vouées à la mort pour délivrer l'âme des liens du corps. Iris qui tient dans sa main un caducée et porte aux pieds des brodequins ailés, incarne le lien entre humains et divinités !

Vers la fin d'un beau jour, ou bien après l'orage,
Lorsqu'il vous arrive de voir
Un arc étincelant briller sur un nuage,
N'en concevez jamais un sinistre présage,
Dites-vous seulement : c'est l'Iris qui voyage ;
Junon apparemment donne à souper ce soir.

Charles-Albert Demoustier

Morpheus and Iris, 1811 - Pierre-Narcisse Guerin.


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

1 avril 2024

La Pâquerette, Symbole de la candeur et de l'attachement

Petite marguerite, Fleur de Pâques, Pâquerette des prés, Fleur de pâturage, Magriette... Cette adorable petite fleur au cœur d'or, plantée au milieu d’une rosette de feuilles, tapisse les campagnes et les jardins pendant les fêtes de Pâques. La Pâquerette est une source inépuisable de nectar et de pollen pour les insectes. Aux premières lueurs du jour, elle ouvre ses pétales d'un blanc-rosé et s’épanouit en suivant les rayons du soleil. La Pâquerette était employée par le passé pour ses propriétés cicatrisantes et apaisantes. Aujourd’hui, on l’utilise en baume ou en infusion pour ses vertus tonifiantes et astringentes. Symbole de la candeur et de l'attachement, les petits enfants qui affectionnent particulièrement les Pâquerettes, composent de jolies couronnes et des bouquets pour leur maman. Il est de coutume d'effeuiller cette charmante petite fleur pour prédire et mesurer l'amour avec le dernier pétale : Je t'aime, un peu, beaucoup, par fantaisie, par jalousie, pas du tout !

Bellis perennis © Cécile Decorniquet Studio

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

11 janvier 2012

Peau d'âne, un conte en vers de Charles Perrault.

« De mille chagrins l'âme pleine, elle alla trouver sa marraine ».

Illustrations de Gustave Doré,1867.

Peau d'âne est un texte en vers écrit par Charles Perrault en 1694.

Peau d'âne est ausi un film musical français de Jacques Demy,
inspiré du conte de Charles Perrault.


Découvrez la recette du Cake d'amour et les Conseils de la Fée des Lilas


 

11 novembre 2015

"Chaos" par la photographe Cécile Decorniquet

"Chaos", 2015 - Série "Chaos" © Cécile Decorniquet Studio

 

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

16 décembre 2012

Les chevaux du Soleil

Légers comme l’air, ces coursiers écumant du feu divin qui emplissent l’air de leurs hennissements, ont des naseaux étincelants d’où jaillit la lumière. Plus prompts que l'éclair, ces quatre chevaux tirent ordinairement le char du Soleil. Ils vivent parmi d'autres dans les écuries célestes, se nourrissent d'ambroisie et se reposent dans les pâturages de l'Hespérie. Le premier se nomme Erythrée et désigne le soleil levant aux rayons rougeâtres. Le second, Actéon le lumineux, marque les rayons clairs de la lumière du matin. Le troisième, Lampos le resplendissant, figure le midi quand la lumière éblouissante est dans toute sa force. Le dernier, Phlégon représente le soleil couchant qui semble, à la fin de sa course, tomber dans la mer et toucher la terre. Quand la nuit se dissipe et que l'Aurore matinale annonce le jour en teintant le ciel de nuages rosés, le Soleil ordonne aux Heures célestes d'ouvrir les portes du ciel en chassant les épaisses nuées. Ces dernières qui mesurent le temps, ont pour mission de prendre soin du char du Soleil et d'atteler les fougueux destriers. Chaque jour, le dieu à la chevelure d’or, d'où émergent les rayons lumineux qui irradient tout son être, guide le quadrige étincelant de feu qui sort des ténèbres pour prendre son envol dans les airs et s'élever vers les cieux. Ensemble, ils parcourent la vaste plaine céleste dans une course embrasée, pour apporter la lumière et la chaleur essentielles à la vie sur terre !

Le Chariot d'Apollon, 1905 - Odilon Redon.

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

19 septembre 2012

Cheveux chéris - Frivolités et Trophées

au musée du quai Branly du 18/09/2012 au 14/07/2013

Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire de l’art ancien et contemporain, de la mode et des mœurs, l’exposition met en œuvre les problématiques de l’intime individuel et sa sociabilité sur le thème universel des cheveux. 

Cheveux Chéris - Frivolité et Trophées - expo 2012-13

Abordant l’idée que chacun donne de sa personnalité par la coiffure, elle se présente tout d’abord sous l’angle de la frivolité, des compétitions entre blonds/blondes, rousses et bruns, lisses et crépus dans un large éventail de peintures classiques, de sculptures et de photographies d’auteurs. Comparant les coquetteries en Papouasie Nouvelle-Guinée, celles des belles citadines africaines ou des artistes de la haute coiffure, l’exposition avance vers l’idée du matériau humain à modeler, à sculpter, support à la fois de savoir-faire, de la relativité de la beauté mais aussi objet de perte, symbole du temps qui passe, de la maladie et de la mort.

Supports de mémoire, reliques, talismans, les cheveux conservent pour beaucoup l’aura et l’énergie de leur propriétaire. Une large partie de l’exposition est consacrée à ces mana qui ont donné naissance, dans le monde, à de multiples objets dits « magiques » ou dotés de pouvoirs que l’on s’approprie.

La question du reste et du trophée est ainsi posée et plus largement du statut de certains « objets » campés aux frontières de l’horripilant et de l'insoutenable, interrogeant nos catégories à partir d’une expérience universelle.

Musée du quai Branly

16 septembre 2022

Le paon, roi de la volaille terrestre !

Depuis la nuit des temps, les poètes chantent sa beauté légendaire, l’éclat et la richesse de sa parure majestueuse. En effet, son plumage aux reflets ondoyants enrichi d’un lustre d’or paraît chargé de tous les trésors de l’Orient. Le sommet de sa tête est couronné d’une jolie aigrette mobile et légère, d’un vert chatoyant. Le mâle se plait à étaler et relever en roue les plumes de sa queue, chacune terminées par un œil brillant qui à chaque mouvement, produit des nuances nouvelles. Autrefois, on les employait pour fabriquer des sortes d’éventails et des couronnes en guise de laurier pour les poètes et les troubadours. Les plumes du paon se flétrissent et tombent à l’approche de l’hiver. Honteux de son état, on prétend qu’il se cache dans les endroits les plus sombres pour s’en revêtir de nouveau au printemps. Cependant, malgré l’opulente variété de couleurs dont la nature l’a décoré, il cesse de paraître charmant dès qu’on l’entend. Son répertoire vocal comprend une série d’appels criards, aigres et discordants. On prétend que son cri claironnant « léon », qu’il lance souvent avant l’orage, est un présage de pluie. Il y a bien longtemps, la chair du paon était un met très estimé. De nos jours c’est un aliment peu apprécié. On le nomme l’oiseau de Junon parce que cette déesse a placé les cent yeux d’Argus, son fidèle serviteur qui voit tout, à la queue du paon. Cette reine des cieux traversait les airs sur un char léger tiré par deux paons. Etalant ses plumes pleines d’yeux, il est le symbole de l’orgueil et de la vanité mais aussi l’emblème de la résurrection et de l’immortalité. Son incomparable plumage réunissant toutes les couleurs du ciel et de la terre fait assurément de cet oiseau élégant au port imposant le roi de la volaille terrestre !

Pavo Cristatus. Altkolorierte Lithographie, 56 x 43 cm. Blatt 3 aus Vol. I von: Monograph of Phasianide or Family of Pheasants. Verlegt bei D. G. Elliot, 1872 J. Smit nach Joseph Wolf (1820/1899).
Le Paon se plaignait à Junon. 
Déesse, disait-il, ce n'est pas sans raison 
Que je me plains, que je murmure ; 
Le chant dont vous m'avez fait don 
Déplaît à toute la Nature : 
Au lieu qu'un Rossignol, chétive créature, 
Forme des sons aussi doux qu'éclatants,
Est lui seul l'honneur du printemps. 
Junon répondit en colère : 
Oiseau jaloux, et qui devrais te taire,
Est-ce à toi d'envier la voix du Rossignol ? 
Toi que l'on voit porter à l'entour de ton col 
Un arc-en-ciel nué de cent sortes de soies ; 
Qui te panades, qui déploies 
Une si riche queue, et qui semble à nos yeux 
La boutique d'un Lapidaire ? 
Est-il quelque Oiseau sous les cieux 
Plus que toi capable de plaire ? 
Tout animal n'a pas toutes propriétés. 
Nous vous avons donné diverses qualités : 
Les uns ont la grandeur et la force en partage ; 
Le Faucon est léger, l'Aigle plein de courage, 
Le Corbeau sert pour le présage, 
La Corneille avertit des malheurs à venir : 
Tous sont contents de leur ramage. 
Cesse donc de te plaindre, ou bien pour te punir 
Je t'ôterai ton plumage. 
Le Paon se plaignant à Junon est la dix-septième fable du livre II de Jean de La Fontaine situé dans le premier recueil des Fables de La Fontaine, édité pour la première fois en 1668.
Gravure réalisée par Pierre Etienne Moitte d'après un dessin de Jean-Baptiste Oudry représentant la fable Le paon se plaignant à Junon de Jean de La Fontaine (fable 17 du livre II). Cette gravure est parue dans l'édition complète des fables de La Fontaine, parue en quatre tomes chez l'éditeur Desaint & Saillant, rue saint Jean de Beauvais à Paris, 1755-1759.

MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

23 janvier 2014

Pour les affections du gosier

On se délivre de l'enchifrènement en baisant les narines d'un mulet. On adoucit les douleurs de la luette et du gosier, à l'aide de crottes d'agneaux qui n'ont point encore brouté l'herbe : elles doivent avoir séché à l'ombre. La luette se trouve bien aussi de l'emploi de la bave de limace, percée préalablement d'une aiguille, puis suspendue à la fumée. On use encore de cendre d'hirondelle dans du miel. Le mal de gorge cède aussi à ce remède, ainsi qu'aux gargarismes faits avec du lait de brebis. On se gargarise de même avec des cloportes broyés, ou de la fiente de pigeon dans du vin cuit ; quelquefois on applique extérieurement des figues sèches et du nitre, remède utile aussi contre les âcretés de la gorge et les rhumes. On emploie aussi des limaçons, mais cuits sans être lavés ; il suffit d'en ôter la terre : on les fait prendre dans du vin cuit. On a vanté quelquefois ceux d'Astypalée, et leur savon comme les plus efficaces. On adoucit encore le mal de gorge en se frottant les amygdales avec un grillon écrasé, ou en les faisant toucher par quelqu'un qui en aura écrasé dans ses mains !

Histoire naturelle de Pline
Illustration from the Nuremberg Chronicle, 1493.

zimzimcarillon ne recommande évidemment pas de tester ni les méthodes ni les recettes de ce texte.
A vos risques et périls !

14 mai 2024

Galatée et le redoutable cyclope Polyphème

Galatée, à la peau blanche comme le lait, était la plus belle des nombreuses filles de Nérée. Elle s'éprit d’un jeune berger nommé Acis, enfant de Faunus et de la nymphe Symaethis. Mais le plus redoutable et monstrueux des cyclopes, Polyphème, fils de Poséidon et de la nymphe Thoôsa, se consumait d'amour pour la belle Galatée. Ce monstre cruel à l'œil unique et à l'aspect effrayant, qui se nourrissait de chair humaine, habitait non loin du mont Etna dans une caverne. Pour se rendre beau, il coiffait en vain son épaisse chevelure avec un râteau et taillait sa barbe avec une grande faux. Éperdument amoureux de Galatée, ce géant difforme espérait la séduire en murmurant des poèmes et en jouant d'une flûte faite de cent roseaux. Assis face à la mer il suppliait la nymphe de sortir des eaux. Insensible aux soupirs de Polyphème, Galatée rejoignit Acis dans une grotte mystérieuse à l'ombre des saules et des joncs. Furieux, le cyclope sortit de son antre, la terre tremblant sous ses pas, partit à la recherche de la nymphe et la surprit endormie sur la rive près de son amant. Fou de jalousie, Polyphème s'emporta dans une colère terrible et écrasa le berger sous un immense rocher. Terrifiée, Galatée se réfugia dans la mer en implorant les dieux de faire jaillir du sang qui s'écoulait du corps d'Acis une source limpide et claire. Des ondes sanglantes naquit un fleuve rapide qui descend vers la mer et repose ses flots dans l'océan. Les deux amants peuvent ainsi et pour toujours, se rejoindre et s'aimer d’un tendre amour !

Galatée, 1880, par Gustave Moreau.

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

12 mai 2024

La coccinelle à sept points, un charmant petit coléoptère

Bête à bon dieu, pernette, geline de la sainte vierge, scarabée de Marie… Annonciatrice d’un temps clément, ce charmant petit coléoptère est le meilleur ami des jardiniers. En effet, la coccinelle est très friande de pucerons, de cochenilles et autres petites bêtes malfaisantes qu’elle détruit en grand nombre grâce à sa tête armée de mâchoires aigües. La coccinelle se plaît dans le suave calice des fleurs de nos jardins. L’hiver elle hiberne en colonie au sol entre la mousse et l'herbe des forêts, mais aussi dans les vieilles pierres et les maisons pour réapparaître au printemps. Dès le réveil de la nature, elle sort de sa retraite hivernale. Remarquable par sa couleur rouge écarlate, l’élégance de son corps et sa tête pourvue de gros yeux à facettes la coccinelle, plus que n’importe quel autre insecte, attire la sympathie et la fait aimer de tout le monde et des enfants en particulier. Comme l’abeille, la coccinelle se distingue des autres insectes par sa nature céleste, on la considère comme une messagère divine entre le ciel et la terre. Aussi, on lui accorde des vertus de porte bonheur et son apparition est toujours un présage heureux, de bon ou de mauvais augure. On dit qu’elle devine le temps et qu’elle a le pouvoir de porter chance à la personne sur laquelle elle se pose. Cependant, prenez garde, car tuer une coccinelle porte malheur et sa mort sera suivie de pluie ou de mauvais temps !

Coccinelle - Photographe : Micael Widell

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

10 mars 2015

Les Sirènes, des créatures aux mélodies si belles !

Enchanteresses au corps mi-femme mi-poisson, les Sirènes* captivent les marins par la douceur de leur voix et la beauté de leur chant. Ces créatures aux mélodies si belles, égarent les sens de ceux qui passent près d’elles pour les entraîner dans les profondeurs de l’océan. Esprit de l’eau, elles ont le don de prédire l'avenir et d'apparaître pour annoncer les tempêtes, les noyades et les naufrages. Elles aiment surgir des vagues dans un tourbillon d'écume et de vent, flotter avec délice à la surface de l'eau et chanter langoureusement au son de la flûte et de la lyre. Elles s'arrêtent parfois sur les rochers pour coiffer leurs longs cheveux poudrés d'argent qu’elles entrelacent de roses marines avec des peignes d'ivoire blanc. Si une Sirène s'échoue sur une plage, remettez-là doucement à l'eau en prenant garde à ne pas effleurer sa belle chevelure ou ses mains... Vous risqueriez d'être noyé dans un gouffre écumant et emporté sous les flots éternellement !

 

* Voir l'article : "Les Sirènes antiques aux voix magnifiques".

John William Waterhouse - Mermaid (1900, Oil on canvas).


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

6 novembre 2015

L’arc-en-ciel, un chemin entre ciel et terre

Ce pont emprunté par les dieux, les héros légendaires et les sorciers pour voguer entre ciel et terre, était considéré autrefois comme une merveille et un prodige. Dans les temps antiques, on assurait que ce phénomène céleste était la trace du passage que la brillante Iris laissait dans le ciel quand elle descendait rapidement des cieux sur la terre. Pourtant, ce chemin qui apparaît quand le soleil luit pendant la pluie, est parfois considéré comme néfaste. En effet, selon certaines croyances populaires, on attribue à l’arc-en-ciel le pouvoir d’aspirer l’eau des rivières jusqu’aux nuages, de détruire les récoltes, de déterrer les graines là où il se pose, de faire mourir les arbres qu’il touche, de crever les yeux des anges et de changer le sexe de celui qui l’enjambe… Lors de son apparition, il faut bien se garder de montrer l’arc-en-ciel avec le doigt car il risque de tomber ou l’on s’expose à être foudroyé. Aussi, celui qui est touché par l’arc-en-ciel retrouve ses couleurs dans ses urines. Cependant, il est souvent promesse de fortune et voir un arc-en-ciel sur la mer peut annoncer un voyage merveilleux. On affirme aujourd’hui encore qu’un trésor se cache au pied de l’arc-en-ciel. Quand il touche la terre, il apporte de menues pièces d’or pour ceux qui ont de la chance et sont nés un dimanche ! Jetez votre soulier par-dessus l’arc ou lancez du fer ou du plomb à l’intérieur, ils se transformeront en or. Né du soleil et de la pluie et composé des plus belles couleurs, cet arc céleste parfait qui repose sur terre et se perd dans les cieux évoque un passage entre les deux mondes et l’alliance des hommes et des dieux !

Ce phénomène céleste se désigne poétiquement par le nom d'Iris.

 

Voyez l'Iris, quand un nuage obscur
Chargé de pluie, altéré de lumière,
Boit le soleil, et vers notre paupière
Réfléchit l'or, la pourpre et l'azur.

Malfilatre

L'arc-en-ciel

Barthélemy l'Anglais, Livre des Propriétés des Choses, France, second quart du XVe siècle
Paris, BnF, département des Manuscrits, Français 134, fol. 184v.

À cheval entre beau et mauvais temps, le pire des climats étant la neige, l'arc-en-ciel est promesse de fortune ; on a longtemps cru qu'à son pied gisait un trésor. La gamme chromatique de ce phénomène optique était connue et étudiée depuis le XIIIe siècle, par Roger Bacon notamment.


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

12 novembre 2012

Le Dragon, créature mythique aux grands pouvoirs magiques !

Sortant des profondeurs de la terre en crachant le feu des enfers, le Dragon peut anéantir une armée entière ! Depuis la nuit des temps, la puissance absolue de cette créature mythique aux grands pouvoirs magiques, inspire crainte et respect. Le Dragon peut être bienveillant ou maléfique selon la couleur de ses écailles. Ce gigantesque reptile au dos hérissé de piquants et aux pattes griffues, est doté de grandes ailes qui lui permettent de se déplacer dans les airs. Certains Dragons possèdent parfois sept ou douze têtes aux yeux incandescents et aux naseaux brûlants ! On assure que ce ravisseur de belles princesses représente l'affrontement final, l'épreuve ultime et que les preux chevaliers doivent le terrasser pour accéder au pouvoir et conquérir le cœur de leur bien-aimée. Cependant le combat sera rude pour le chevalier armé de son épée et de son bouclier, car de toutes les créatures le Dragon est le plus invincible et le plus rusé !

 

Gare au chevalier qui combat le Dragon aux écailles dorées car son heure a peut-être sonnée !

Saint Georges terrassant le dragon par Paolo Uccello, 1450/1455
(Londres, National Gallery).

 

Selon Hildegarde de Bingen dans "Le livre des subtilités des créatures divines" : "Le dragon a en lui une chaleur sèche et étrange, ainsi qu'un feu en quelque sorte excessif ; mais sa chair, à l'intérieur, n'est pas ignée. Son souffle est si fort et si vif que, lorsqu'il l'émet, celui-ci s'enflamme aussitôt comme le feu jaillit de la pierre. Il déteste très fortement les hommes, et a en lui un peu de la nature et des manières du diable. En conséquence, lorsque, de temps en temps, il émet son souffle, les esprits de l'air, grâce à l'émission de son souffle, ébranlent également l'air."...

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

18 août 2022

Le cerf de Cyparisse et le cyprès

Autrefois, dans les terres de Carthée, errait un cerf fameux d’une extraordinaire  beauté dont la tête s’ombrageait d’une haute ramure et de cornes dorées. Une étoile d’argent, retenue par des liens légers, ornait son large front. Sur son encolure flottait un collier resplendissant d’or et de pierreries et des anneaux délicats lui battaient les tempes quand il courait à travers champs. Enlevé à sa mère dès le plus jeune âge, ce cerf était consacré aux nymphes qui le chérissaient tendrement. Affranchi de toute peur, il côtoyait les humains et se laissait caresser docilement par leurs mains. Cependant, qui l’aima plus que le jeune Cyparisse ? Ce bel adolescent, favori d’Apollon, prenait grand soin de l’animal en peignant chaque jour son poil fauve, couronnant ses bois de fleurs fraîches et parfumées. Monté sur sa croupe, il le menait se désaltérer dans les ondes claires et limpides et paître dans les prés les plus verdoyants. Un jour pourtant, pendant les grandes chaleurs de l’été, le cerf chercha un peu de fraîcheur à l’abri d’un bois sombre pour goûter le repos et l’ombre. L’imprudent Cyparisse, voyant bouger les broussailles, lança un trait acéré et transperça par mégarde le cerf tant aimé. Voyant sa méprise, il souhaita se tuer lui-même. Il eut tant de regret qu’il pria les dieux de rendre sa douleur et ses larmes éternelles. Ses pleurs intarissables épuisèrent son corps livide et ses membres peu à peu verdirent, ses longs cheveux brillants qui tombaient en boucles sur son front se hérissèrent soudain et s’élevèrent en pointe vers le ciel. Témoin de cette métamorphose, Apollon plein de tristesse, regarda une dernière fois son ami et dit : « O toi que j’ai perdu ! Sois à jamais le symbole du deuil et l’arbre des regrets ». Depuis ce temps, le Cyprès qui élance ses rameaux plaintifs dans les airs est devenu l’emblème de la mort et de la tristesse et sert d’ombrage aux tombeaux.

Apollon et Cyparisse, 1821. Claude Marie Paul Dubufe.
Cyparisse et son cerf, 1878. Les Métamorphoses d'Ovide Gravure de Bernard Picart.

MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

28 mai 2016

L’Iris, l’herbe à bonne nouvelle

Flambe, Arc-en-ciel, Iris des jardins, Flamme... Cultivé partout dans les jardins, l’Iris fleurit au printemps et croît par touffes dans les lieux incultes, les vieux murs et les toits de chaume jusqu’au milieu de l’été. Cette fleur aux couleurs éblouissantes, à quelques ressemblances avec la ceinture de la jeune messagère de Junon, Iris, dans laquelle on voit les couleurs de l’arc-en-ciel. Les différentes espèces ont donc héritées du nom de cette Iris céleste qui n’apportait que des bonnes nouvelles. Dans sa fraîcheur, la racine noueuse et charnue de cette plante exhale une odeur forte et désagréable qui se change par dessiccation en une agréable odeur de violette. Les parfumeurs en aromatisaient les pommades, poudres et autres cosmétiques. Aujourd’hui encore, elle entre dans la composition de nombreux parfums. Les fleurs macérées et mêlées avec de la chaux donne une pâte d’un beau vert connu sous le nom de Verd-d’iris dont les peintres en miniatures font usage. On dit que les Iris qui poussent aux pieds des arcs-en-ciel sont empreints de magie et procurent des talismans très convoités. Autrefois, on croyait utile d’employer certaines précautions avant d’arracher la racine de l’Iris à la Terre. Pour ce sacrifice, de l’eau miellée était répandue trois mois à l’avance autour de la plante, puis avec la pointe d’une épée trois cercles étaient tracés. Aussitôt après l’avoir cueilli l’Iris devait être élevé vers le ciel et présenté au soleil !

Iris germanica. Franz Eugen Köhler, Köhler's Medizinal-Pflanzen.


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

11 novembre 2016

Freyja, la Vénus nordique

Vêtue d’une robe ailée et parée d’un collier* merveilleux, Freyja descend des cieux dans un char d’ivoire attelé de deux chats* noirs. Accompagnée des esprits de l’amour et d’un sanglier, cette divinité répand l'abondance et la fertilité. L’or brille dans la chevelure de cette aimable déesse qui préside au printemps, à l’amour, à la magie et aux prophéties. On l’invoque pendant les accouchements et elle exauce les prières des amants. On la nomme aussi Belle pleureuse, Vanadís (protectrice des Vanes), Mardöl (celle qui illumine la mer), Gefn (la donatrice), Sýr, (truie)... Le soleil est son symbole et sa demeure céleste se nomme Folkvang. On prétend qu’elle possède un manteau magique en plumes de faucon qui lui permet de se changer en oiseau pour traverser l’espace et le temps. Parfois, elle s’abandonne à une triste mélancolie et des larmes* d’or ou d’ambre coulent de ses beaux yeux bleus, quand elle se languit de la perte son mari. Elle parcourt en vain l’univers pour le retrouver et se consume dans les larmes en perdant sa jeunesse et sa grâce enchanteresse. Mais elle reprend ses charmes glorieux et sa vigueur qui anime tous les dieux en se consolant dans les bras de ses filles Hnoss et Gersimi. Cependant, cette muse du Nord est aussi une déesse de la guerre et de la mort. Considérée comme la première des Valkyries, une moitié des guerriers tombés sur les champs de bataille lui appartient et le reste va à Odin souverain du Valhalla.

* Le collier des Brísingar ou Brísingamen (Guirlande de Flammes) fabriqué par quatre Nains orfèvres. Collier magique entrelacé de fils d'or et de perles brillantes.
* Les chats, symboles des frénésies de l’amour, qui tirent le char de Freya se nomment : "amour maternel" et "tendresse".
* les larmes de Freyja se transforment en ambre quand elles tombent dans la mer et en or sur la terre.

"Freja Seeking her Husband" by Nils Blommér, 1852. 
Freyja est une déesse majeure dans le paganisme germanique et nordique où de nombreux contes l’impliquent ou la représentent.


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

29 mars 2024

Le coucou, l'herbe à la paralysie

Primevère vraie, Herbe de Saint-Paul, Primevère de printemps, Coucou de loup, Herbe à la paralysie, Glandinette, Brayette, Fleurs de Coucou, Coqueluchon, Coucou des prés... Cette primevère sauvage, plante de lumière et première fleur du printemps, habite les prairies, les broussailles et les bois clairs. Ses fleurs au parfum discret et délicat, apparaissent au bout d’une longue tige duveteuse, dessinant de jolies clochettes d’un jaune d’or lumineux. La légende affirme que pour être riche dans l’année, il faut se rouler dans les fleurs de Coucou, les poches remplies de petits sous, au premier chant du Coucou. Dans le monde de féerie on prétend que ces petites fleurs qui rappellent un trousseau de clefs, ouvrent le chemin entre le monde des humains et celui des fées. Remède souverain contre les vertiges et les vapeurs, les anciens lui accordaient le pouvoir de guérir la paralysie. En infusion ou en décoction, les fleurs de Coucou chasseront efficacement tristesse et dépression !

Primula veris © Cécile Decorniquet Studio

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

15 octobre 2013

Le Chaos, mélange ténébreux et mystérieux

Avant la terre, et l'onde, et l'océan des airs,
Et le ciel étoilé, voûte de l'univers,
La nature sans vie, indigeste, uniforme,
N'était qu'un tout confus, où rien n'avait sa forme.
On l'appela Chaos, mélange ténébreux
D'éléments discordants et mal unis entr'eux.
Le dieu dont la clarté donne la vie au monde,
N'épanchait point les feux de sa chaleur féconde ;
Et le cours de Phœbé ne réglait point les mois.
La terre dans le vide, où la soutient son poids,
N'était point suspendue ; et pressée autour d'elle,
Thétis n'embrassait point les longs flancs de Cybèle.
L'air, et la terre, et l'onde, et les cieux confondus,
Dans un amas informe au hasard répandus,
Rassemblaient en désordre et le plein et le vide,
Le froid avec le chaud, le sec avec l'humide,
Les atomes pesants, les atomes légers,
L'un de l'autre ennemis, l'un à l'autre étrangers.

Les Métamorphoses d'Ovide - Première Fable

Le Chaos initial par Wenceslas Hollar.

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

29 avril 2015

Le Cavalier sans tête, un spectre vengeur et sanguinaire

Sans cesse à la recherche de sa tête, ce spectre maléfique et sanguinaire hante le cimetière de Sleepy Hollow et les bois alentours. Chevauchant un funeste destrier, il surgit à la nuit tombée en quête de têtes à couper. Mystérieux et redoutable, ce cavalier revenu d’entre les morts est un ancien soldat qui a vu sa tête emportée par un boulet de canon lors d’une bataille. Enterré sans celle-ci dans le cimetière de Sleepy Hollow, il apparaît furieux et vengeur sur sa terrible monture noire et décapite à grands coups d'épée les voyageurs égarés dans la forêt. Une fois son forfait accompli, il emporte son sanglant trophée pour l'enfouir au pied de l’Arbre des Morts. Si un étrange cavalier apparaît dans la nuit et vous propose de monter sur son cheval fabuleux, fuyez à toutes jambes les bois ténébreux de Sleepy Hollow, ou vous perdrez votre tête. Prenez garde au cavalier vengeur qui sépare le corps de l’âme de sa redoutable lame !

The Headless Horseman Pursuing Ichabod Crane, 1858 - John Quidor.

 


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

11 février 2013

Marjane Satrapi, expo

Marjane Satrapi

La dessinatrice de Persépolis et Poulet aux prunes présente, pour la première fois, ses peintures au public. Vingt et une toiles de Marjane Satrapi sont exposées à la Galerie Jérôme de Noirmont.


du 30 JANVIER au 23 MARS 2013
MARJANE SATRAPI
PEINTURES
36-38 avenue Matigon - 75008 PARIS
LUNDI-SAMEDI : 11H -19H

26 septembre 2012

Salon du Vintage à Paris

Pour fêter sa 10ème édition, le Salon du Vintage prendra ses quartiers les 28, 29 et 30 septembre à l’Espace d’animation des Blancs Manteaux dans le Marais. Pour cette édition anniversaire le Salon présentera sa meilleure sélection d’exposants mode, mobilier et accessoires rétro ainsi que de nombreuses animations. Un espace sera dédié à la haute couture où les exposants proposeront exclusivement à la vente des pièces signées Yves Saint Laurent, Courrèges, Christian Dior, Chanel…

10ème Salon du Vintage

http://www.salonduvintage.com/


Découvrez l'univers de la photographe Cécile Decorniquet


 

14 janvier 2012

Zingaro, Calacas le nouveau spectacle de Bartabas

Un spectacle équestre magique, étrange et poétique !

Calacas une nouvelle création de Bartabas pour le théatre Zingaro

« Après avoir martelé la terre de son théâtre équestre Zingaro, durant plus d'un quart de siècle, voici que Bartabas s'attaque au ciel. Et qu'il entend y festoyer de plus belle en mettant la Camarde en cavale et les morts vivants à cheval. Préparez-vous à entrer dans une danse de l'âme joyeusement macabre, déroulée sous vos yeux autant qu'au dessus de vos têtes. Un double carnaval endiablé mené au son du tambour des chichinéros, des fanfares mexicaines et des orgues de Barbarie. Avec encore et toujours le cheval, le plus sûr animal psychopompe qui soit comme passeur, coursier, messager et ange gardien. »

http://www.bartabas.fr/

ZINGARO
176, avenue Jean-Jaurès
93300  AUBERVILLIERS
Du mercredi 02 novembre 2011 au dimanche 11 mars 2012

11 mars 2014

La Pimprenelle, une herbe aux vertus bienfaisantes

Herbe de salade, Pimpernelle, Sanguisorbe, Pimpinella… Petite ou grande la Pimprenelle est une herbe fort commune qui croît dans les montagnes, les prés et les jardins potagers. Elle offre une très bonne pâture sur les terres les plus pauvres et une nourriture excellente pour le bétail et les lapins. Détrônée par le persil, cette petite plante d’une saveur agréable et rafraîchissante est aujourd’hui tombée dans l’oubli. Autrefois, les jeunes pousses de la Pimprenelle agrémentaient les salades champêtres dont elle relevait le goût. Quelques feuilles ajoutées dans du vin, fournissaient un breuvage plaisant qui rendait l’esprit joyeux et riant. Bienfaisante, elle a des vertus vulnéraires, astringentes, diurétiques, apéritives et stimulantes. Dans l’ancienne médecine, sa décoction était très vantée dans les hémorragies pour étancher et purifier le sang. Les feuilles fraîches appliquées sur les plaies cicatrisaient les blessures et son suc adoucissait les maux d’oreilles. Aussi, on mâchait de la Pimprenelle contre la peste et toutes sortes les maladies. Pour préserver toutes ses propriétés, cueillez la Pimprenelle avant le lever du soleil sans oublier de la saluer avant de l’arracher !

Sanguisorba minor (modified): Prof. Dr. Otto Wilhelm Thomé Flora von Deutschland, Österreich und der Schweiz 1885, Gera, Germany.

LES PIMPRENELLES, la biodiversité de nos jardins et de nos chemins


MAGIE VERTE, les herbes et les arbres enchantés


Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI : Institut National de la Propriété Industrielle.

2 janvier 2025

La mésange bleue, un petit oiseau vif et courageux

Remarquable par les couleurs de son plumage, ce petit oiseau vif et courageux se trouve partout dans nos climats, en toutes saisons. Sans cesse en mouvement, la mésange voltige d’arbre en arbre, de branche en branche, se suspend et s’accroche de toutes les manières sur les murailles, souvent la tête en bas pour y trouver des insectes et des vers dans les interstices. Elle chasse avec une agilité étonnante pour surprendre ses proies. Elle aime la société de ses semblables et vit en troupes plus ou moins nombreuses. Elle passe pour être très féconde, plus qu’aucun autre genre d’oiseau. Cependant, la mésange a la chouette et le hibou en horreur et les combat hardiment ! Sa force et son courage, lorsqu’elle se sent prise au piège, lui permettent d’attaquer la première et d’appeler à grands cris ses congénères qui arrivent en foule. Intrépides, elles fondent sur l’ennemi et le pourchassent en cherchant à lui crever les yeux. On prétend que leurs mœurs et leurs habitudes ont quelques traits communs avec le corbeau et la pie dans la force de leur bec et de leurs petites serres, la manière de déchiqueter leurs aliments, leur appétit pour la chair et même dans leurs cris. Ces petits oiseaux très curieux et peu craintifs abondent dans nos jardins et sont les premiers à visiter les nichoirs. En cas de danger ils émettent un son strident pour avertir ou intimider leurs adversaires. On dit que la mésange zinzinule, titine, ou zinzibule. Aussi, on prétend qu’elle peut apprendre à siffler des airs !

Cyanistes caeruleus (Mésange bleue), 1869. Auteur : John Gerrard Keulemans.

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Magie Verte, les herbes et les arbres enchantés

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Ces œuvres sont protégées par une certification CLEO qui confère à son auteur une date de création certaine sur son œuvre. Une signature numérique atteste de cette antériorité. Elle est soumise aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle. Toute reproduction ou représentation totale ou partielle doit faire l’objet d'une demande d'autorisation auprès de l’auteur. Concept et titres déposés et enregistrés à l'INPI: Institut National de la Propriété Industrielle.

<< < 10 11 12 13 14 15 16 > >>
zimzimcarillon
zimzimcarillon

Entrez dans un univers où curiosité rime avec rêverie, imagination vagabonde et fantaisie !
Voir le profil de zimzimcarillon sur le portail Canalblog

Derniers commentaires
zimzimcarillon
Visiteurs
Depuis la création 901 352
Pages
Archives